Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

S'il vous plait, laissez une trace de votre passage, un pseudo ou un prénom, un commentaire.

Publicité

Ne pas dire, c'est mentir

J'ai écris ce poeme avant 2000 en pensant à mon père, il s'est passé un truc important dans sa vie que l'on me cache.
Je ne sais pas ce que c'est.
Il me rouait de coups pour des pécadilles, il était psychiatriquement malade.
Je trouve particulièrement con et égoïste de ne pas en parler. On sait aujourd'hui les tords que les "non-dits" font aux enfants.

Tu voulais savoir pourquoi je voulais savoir.
Je veux savoir pourquoi vous savez et moi pas.
Je ne sais toujours pas, et ne sais pas pourquoi.
Je ne sais pas encore, et tu vas le savoir.

Mon père a fait, ou s'est laissé faire,
Vous avez choisi de laisser taire.
Sur moi je sais et ne me tairai pas.
Je ne l'ai fais, et ne le ferai pas.

De non-dits en dire non,
Vous ne l'avez pas dit.
Pensez à mes enfants,
Quel est donc ce délit?

Si à cette affaire, vous nous laissez étrangers,
Vous nous laisserez en faire un étranger.
Les politiques fuient à l'étranger,
Je fuierai votre politique s'il nous est étranger.

Vous taisez le passé,
Je vous réponds futur,
Il vous faudra pourtant regarder,
Ou vos enfants iront dans le mur.

De construction en destructions,
Vous avez bâti des maisons,
Qu'avez-vous fait pour les remplir?
Et lui ne pense qu'à en finir !

Alors vous avez consulté.
Aux psys, l'argent public !!
Mais pour quel diagnostic ?
Haaa! Ils l'ont bien soigné !!

J'ai même cru que je devais y aller.
De quels maux devais-je guérir ?
Ils ont bien fouillé ma personnalité,
Ils m'ont conseillé de fuir.

Peut-être craignez-vous le jugement ?
Peut-être à tort êtes-vous jugés?
Vous me demandiez la vérité.
Pensez-vous au jugement dernier ?

Hier, vous osiez condamner mes mensonges,
Aujourd'hui que savez-vous de mes songes ?
Demain, regardera-t-il en face
Enfin son reflet dans la glace ?

Vous craigniez ma haine ?
Ne vous donnez pas cette peine.
C'est contre ma vie que j'enrage,
Contre mon bourreau d'un autre âge.

Aujourd'hui je pense à mes enfants.
Ma raison de vivre c'est eux !
Je m'enferme dans ma vie à présent,
Travaillant leur futur pour qu'ils soient heureux.

Chaque jour qui passe,
Est moins dur que la veille.
Sans cesse, les erreurs je ressasse.
A leurs avenirs, je travaille et je veille.

Le jour venu, je pourrai partir tranquille.
Je serai fier de ma descendance,
A vos yeux, c'était ma déchéance,
Aux miens, j'ai fondé une famille.

Je voudrai faire une prière.
Que mes enfants boivent mes mots,
Sans jamais prendre mes maux.
Qu'ils n'aient pas à revenir en arrière.

J'ai donc hérité de son passé,
Il n'avait que ça à me leguer ?
Non, il m'a aussi laissé la musique.
Mais à lui, je ne suis pas identique.

 

La mémoire est sélective

L'oubliant est bien heureux,

Mais tout ne s'éfface pas.

 

Les gens du sud ont parfois dans le coeur

Le froid qu'ils n'ont pas dehors.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article